vers un « PJDgate »? – Jeune Afrique



Empêtrés dans un scandale de fraude aux cotisations sociales, deux ministres influents du Parti justice et développement sont sur la sellette. Et la crédibilité de la formation islamiste, dont est issu le chef du gouvernement, est en jeu.


Un ministre qui préside la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) et qui se dispense lui-même de l’obligation de déclarer ses propres salariés, telle est la situation aussi surprenante qu’inconfortable dans laquelle se trouve l’islamiste Mohamed Amekraz, en charge du portefeuille de l’Emploi et qui tenait auparavant un bureau d’avocat à Agadir.

Ce nouveau scandale révélé par barlamane.com est intervenu quelques jours à peine après que le même site arabophone ait diffusé un enregistrement audio accusant également de fraude à la CNSS, Mustapha Ramid, ministre d’État chargé des droits de l’Homme, et figure de proue du Parti justice et développement (PJD).

Parfum de scandale

Sous d’autres cieux, les deux ministres auraient déposé leur démission au lendemain d’un tel scandale. Mais au Maroc, ces deux responsables gouvernementaux continuent d’exercer leurs fonctions et continuent de bénéficier de l’appui de leur chef de gouvernement.

En restant muet, Saâdeddine El Othmani cautionne indirectement le comportement immoral de ses ministres

« En restant muet, Saâdeddine El Othmani cautionne indirectement le comportement immoral de ses ministres », souligne un membre de l’opposition. Interpellé par le député du Parti du progrès et du socialisme (PPS) Rachid Hammouti, qui a demandé « l’ouverture d’une enquête gouvernementale pour éclairer l’opinion publique », le chef du gouvernement est resté impassible.

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