retour progressif à la normale à Buea, Bamenda toujours « ville morte » – Jeune Afrique


Une vue de Buea, au Cameroun, en octobre 2017 (illustration).

Une vue de Buea, au Cameroun, en octobre 2017 (illustration). © ALEXIS HUGUET / AFP

La capitale régionale du Sud-Ouest perd progressivement les allures de villes fantômes dont elle se revêtait tous les lundis depuis bientôt 4 ans. Signe d’une baisse d’intensité des violences dans cette région qui contraste avec la tension qui règne toujours dans le Nord–Ouest voisin.


Ce lundi, jour traditionnel de « ville morte » imposé par les milices sécessionnistes depuis fin 2016, taxis et badauds ont repris possession des rues de Buea. Pour la troisième semaine consécutive depuis l’allègement des mesures barrières liées au Covid-19, les activités ont repris au pied du Mont Cameroun. Timidement, certes, mais on est loin des artères désertes observées chaque lundi ces trois dernières années.

« Ce n’est pas encore la grande affluence, mais ça revient progressivement », assure Eleanore, une étudiante qui a décidé de se rendre, lundi, sur le campus de l’université de Buea, où les cours se sont déroulés normalement. « Ce matin, les gens ont mis un peu de temps à sortir, parce qu’il y a toujours des craintes. Mais au fil de la journée, de plus en plus de monde s’est mis à sortir, à occuper les rues », explique l’étudiante. Sur l’avenue Molyko, principale voie commerçante de la ville, la majeure partie des boutiques sont restés ouverts toute la journée. Mais à quelques encablures de là, les vendeurs des marchés n’ont pas déballé leurs étals, préférant prudemment rester fermés.

« Opérations contre-productives »

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