qui sont les hommes forts du Gouvernement d’union nationale ? – Jeune Afrique


Le ministre libyen de l'intérieur, Fathi Bashagha, à Tunis, le 1er mars 2020.

Le ministre libyen de l’intérieur, Fathi Bashagha, à Tunis, le 1er mars 2020. © Zoubeir Souissi/REUTERS

Si Fayez al-Sarraj est la tête d’affiche du Gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli, d’autres responsables ont émergé, notamment à la faveur de la défense de la capitale libyenne face aux troupes du maréchal Haftar et à l’offensive lancée en avril 2019. Qui sont-ils, quelles sont leurs ambitions personnelles ?


Sur le papier, il n’est « que » ministre de l’Intérieur. Dans les faits, c’est le principal personnage du gouvernement de Tripoli à avoir tiré son épingle du jeu de la guerre civile. Lunettes rectangulaires, toujours rasé et coiffé de près, Fathi Bashagha cultive le style de l’homme d’État sobre et responsable, comme un contrepoint de l’image anarchique que renvoient parfois les milices de l’Ouest libyen. Révolutionnaire de la première heure en 2011, il est parfois perçu comme l’homme de Misrata, la ville dont il est originaire et qui passe pour être la véritable place forte de la Tripolitaine.

Aux yeux de ses détracteurs, il symbolise ainsi la mainmise de la cité portuaire sur les instances gouvernementales de l’Ouest libyen. « Il a des ambitions plus larges que de défendre les Misratis et que de représenter Misrata, il veut représenter la Libye, affirme toutefois Anas el-Gomati, président du think-tank libyen Sadeq Institute et familier des instances gouvernementales de l’Ouest libyen. Et il ne veut plus apparaître comme un pur sécuritaire, il a un projet et des ambitions politiques. »

Abonné(e) au magazine papier ?
Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital
pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.





Source link

Leave a Reply

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.