Littérature – Le Mozambicain Mia Couto revisite la conquête coloniale portugaise – Jeune Afrique


L'écrivain mozambicain Mia Couto est aussi biologiste. Ici à Barcelone, le 22 avril 2019.

L’écrivain mozambicain Mia Couto est aussi biologiste. Ici à Barcelone, le 22 avril 2019. © QUIQUE GARCIA/EPA/MAX PPP

Mia Couto s’empare de la petite histoire pour parler de la grande dans « Les Sables de l’empereur », où Ngungunyane tente de résister à la conquête coloniale du Portugal. Rencontre.


Le nouveau roman du Mozambicain Mia Couto, Les Sables de l’empereur, édité chez Métailié, réunit trois livres initialement publiés en portugais. Une trilogie qui nous entraîne à la fin du XIXe siècle, à l’époque où l’empereur Ngungunyane tente de résister à la conquête coloniale des empires européens, et plus spécifiquement du Portugal. Dans un décor politique et militaire, de Nkokolani à Lisbonne, Mia Couto nous livre un roman haletant. Rencontre avec un écrivain qui s’empare de la petite histoire pour nous parler de la grande.

Jeune Afrique : Quelle est la part de réel dans votre fiction ?

Mia Couto : Personne ne sait ce qu’est un fait réel. C’est d’ailleurs le propos de ce livre : qu’est-ce que la vérité historique ? L’Histoire est généralement écrite par les vainqueurs, ce n’est qu’un prisme du réel. La plupart de mes personnages ont existé. L’empereur Ngungunyane est encore considéré comme l’un des pères fondateurs de la nation mozambicaine. Pourtant, c’est une demi-vérité : il a lutté contre les Portugais, mais il ne s’est pas battu pour le Mozambique comme nation unie. Il est pourtant vénéré comme un résistant anticolonial.





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