L’industrie aurifère burkinabè, championne de la résilience – Jeune Afrique



Ébranlées par l’insécurité et la crise sanitaire, les producteurs d’or ont ralenti leur activité dans le pays. Pourtant, les perspectives restent positives grâce à la bonne tenue des cours mondiaux.

Ces cinq dernières années, le Burkina Faso a considérablement augmenté sa production d’or, qui est passée de 35 tonnes (t), en 2015, à 52,6 t, en 2018, puis à 50,3 t, en 2019, hissant le pays au quatrième rang des producteurs d’or du continent. Les miniers sont cependant inquiets.

« Les activités d’exploration subissent de plein fouet les conséquences de l’insécurité et du Covid-19 », explique le président de la Chambre des mines du Burkina (CMB), Tidiane Barry. La plupart des opérations d’exploration, qui sont essentielles au renouvellement du potentiel minier, sont ralenties, voire totalement gelées. Le développement de la mine de la junior canadienne Orezone Gold à Bomboré (Centre) est également freiné par la crise sanitaire, l’opérateur ayant réduit ses effectifs sur le site de 700 personnes à 30.

Avec quatorze mines industrielles exploitées, le Burkina table sur une production de 60 tonnes en 2020

Quant à la production de la mine de la Société d’exploitation minière en Afrique de l’Ouest (Semafo) à Boungou (Est), elle a été suspendue pendant plusieurs mois. Le 6 novembre 2019, une embuscade contre un convoi de cinq cars transportant du personnel vers la mine, et pourtant escorté par l’armée, a causé la mort de 38 personnes.

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