les vérités de Yondo Black – Jeune Afrique


L'avocat camerounais Yondo Black devant le Conseil constitutionnel lors du contentieux post-élection présidentielle d'octobre 2018.

L’avocat camerounais Yondo Black devant le Conseil constitutionnel lors du contentieux post-élection présidentielle d’octobre 2018. © MABOUP

Malgré les coups reçus en près de quarante ans d’opposition, l’avocat camerounais Yondo Black ne raccroche pas les gants. Infatigable détracteur de Paul Biya, il reste persuadé que l’alternance est à portée de main.


Yondo Black ne s’en cache pas, il ne recherche pas la compagnie des journalistes, convaincu qu’ils ont tendance à déformer ses propos. Figure politique des années de braise, au début de la décennie 1990, grand pourfendeur de « la dérive dictatoriale du régime de Paul Biya », l’ex-bâtonnier de l’Ordre des avocats préfère multiplier les tribunes assassines.

Combien en a-t-il rédigé en presque quatre décennies d’opposition ? Lui-même serait incapable de les compter, mais affirme tenir à notre disposition une vingtaine d’articles très récents. Yondo Black y entremêle ses vies d’avocat et de politique pour dire son rêve de bonne gouvernance et de plus de libertés individuelles pour les citoyens camerounais.

Conjurer le sort

Au gré de ses écrits, il invite ses compatriotes à rejeter « l’alternance de gré à gré au sommet de l’État », exige la réapparition d’un Paul Biya « porté disparu » afin de tordre le cou aux rumeurs qui le donnent pour mort, tance le Parlement qui ne se résout pas à exiger que le président soit soumis à un examen médical attestant de son aptitude à gouverner… Yondo Black écrit comme pour conjurer le sort, persuadé que « le Cameroun fonce vers l’abîme ».

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