les raisons de leur transfert loin d’Alger – Jeune Afrique



En détention depuis plusieurs mois, les détenus VIP ont été transférés dans des prisons très éloignées de la capitale. Des avocats évoquent un acharnement judiciaire.


Le réveil a été douloureux ce vendredi 28 août pour l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal. Ce jour-là, il a été extrait à 4 heures du matin de la cellule qu’il occupait à la prison de Koléa, à une trentaine de kilomètres d’Alger, pour être transféré à la prison d’El Menia, dans la région de Ghardaïa, à quelque 860 kilomètres au sud de la capitale.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 13 juin 2019 à El Harrach, puis à la prison de Koléa, Sellal a fait l’objet de quatre condamnations dans des affaires de corruption pour lesquels d’anciens hauts responsables et des hommes d’affaires sont poursuivis.

Colère et consternation

Âgé de 78 ans, l’ex-Premier ministre a été admis en août dernier à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger après sa contamination au Covid-19. Guéri après douze jours d’hospitalisation, il a regagné sa cellule de Koléa où il était en isolement pour des impératifs de sécurité, avant, donc, son transfert dans l’établissement d’El Menia. Ce dernier traîne une mauvaise réputation du fait des mauvaises conditions de détention.

Sellal est placé à l’isolement dans une cellule individuelle

Ironie du sort, il y retrouve des prisonniers qui avaient été incarcérés lors des émeutes de 2015 qui ont fait une vingtaine de morts à Ghardaïa, à l’époque où il était chef de l’Exécutif. Aussi, pour sa propre sécurité et pour la quiétude de l’établissement, Sellal est placé à l’isolement dans une cellule individuelle.





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