le leader d’Ennahdha reste à la tête du Parlement – Jeune Afrique


Le Tunisien Rached Ghannouchi, président de l'Assemblée des représentants du peuple, le 21 février 2020.

Le Tunisien Rached Ghannouchi, président de l’Assemblée des représentants du peuple, le 21 février 2020. © Nicolas Fauqué

L’Assemblée tunisienne s’est prononcée sur un éventuel retrait de sa confiance à son controversé président, Rached Ghannouchi. Une première dans le pays.


Dès le matin, ce 30 juillet a pris des allures insolites. Dans les cafés, les télévisions sont déjà allumées et focalisent l’attention des consommateurs. Il ne s’agit pas d’un tournoi de football mais de la retransmission par la télévision nationale du vote des élus sur le retrait de confiance à l’égard du président du Parlement. Les badauds n’ont cure de la canicule ; ils jubilent et y vont de leurs commentaires cocasses à mesure que les esprits s’échauffent sous la coupole du Bardo. Entre deux capucins et un verre d’eau, certains rappellent malicieusement qu’au même moment les pèlerins à La Mecque lapident symboliquement le diable. La dernière plénière, qui clôt l’année parlementaire, se déroule la veille du Grand Aïd, qui commémore le sacrifice d’Abraham, et certains aimeraient voir en Rached Ghannouchi le bouc émissaire d’un ras-le-bol populaire. Pendant quatre heures, au lieu des deux prévues initialement, les téléspectateurs se délectent de discours de mauvaise foi, entrecoupés de vibrants plaidoyers pour la démocratie.

« Un cirque »





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