Comment Libreville veut sortir de sa dépendance au pétrole – Jeune Afrique



En signant avec Apollo Minerals et Trek Metals pour la prospection de zinc et de plomb, le Gabon cherche à renforcer son secteur minier, aujourd’hui dominé par le manganèse.


C’est un gisement moyen, mais aux teneurs fortes – jusqu’à 24,85 % de zinc-plomb -, qui a attiré les juniors australiennes Apollo Minerals et Trek Metals. Le projet Kroussou, qui est en phase de recherche, est situé sur une étendue de 986,5 km2 dans la province de Ngounié (centre). L’ouverture d’une mine pour exploiter le zinc et le plomb pourrait se décider d’ici un ou deux ans, a appris Jeune Afrique.

Selon la convention minière signée le 11 mai, la participation d’Apollo Minerals s’élève à 80 %, tandis que Trek hérite de 10 %. L’État garde 10 % de participations, en accord avec le code minier.

Une opération qui concrétise le souhait de Libreville de développer son secteur minier, afin de diversifier son économie encore très dépendante du pétrole. En 2019, le Gabon a même adopté un nouveau code minier qui renforce la part de l’État dans le secteur.

« En termes de protection et de rentabilité, le nouveau code peut attirer un niveau d’investissements allant à plus de trois mille milliards de F CFA (4,5 milliards d’euros) », estime Valéry Nzogue, conseiller juridique au ministère des Mines.

Sortir de la dépendance au pétrole

Le Gabon souhaite devenir premier producteur mondial de manganèse, grâce aux performances de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale du français Eramet, présente depuis près de 60 ans au Gabon. La société située à Moanda (sud-est) veut presque doubler ses exports pour atteindre plus de 7 millions de tonnes par an en 2023, grâce à une extension vers le site d’Okouma.

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