[Chronique] Ode à Manu Dibango – Jeune Afrique



Décédé ce 24 mars, la légende de la musique Manu Dibango méritait bien un hommage versifié et enjoué, à son image…


Lunettes noires, crâne luisant,
Un mètre quatre-vingts quatre,
Quatre-vingts six printemps
Sans se laisser abattre,
Fantassin du saxo au rire tonitruant,
Soufflé par le chaos d’un virus essoufflant,

Surplombé d’auréoles
Camerounaises, bruxelloises,
Papa Manu s’envole
S
ur ses notes afrojazz,
Cubaines ou world music,
Celles de « Wakafrika »,
« B Sides », « Polysonic »,
« Indépendance Cha Cha ». 

Pillé par des icônes
– Jackson ou Rihanna –
Fredonnant sur leur trône
Quelques “ma-ma-ko-sa”,
“Papagroove” part serein
Rejoindre Francis Bebey,
Jouer un « bœuf » divin
Avec le Grand Kalle.

Aucun Covid n’abat
S
oixante ans de carrière.
L’enfant de Douala
Ne ferme que ses paupières
Et si N’Djoké déserte
Les berges du Wouri
À l’estuaire des crevettes
« Soft & Sweet » retentit…

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